Témoignages d'étudiants

Portrait de Zoe Lelievre

 Mobilité internationale en Espagne

Peux-tu présenter ton parcours ?

Je suis partie au semestre 7 de l’INSA donc le premier de 4e année. J’étais en CFI, ce n’était donc pas simple de partir : lettre de motivation, entretien de motivation et exigences élevées par rapport aux matières choisies. Je voulais partir dans un pays anglophone ou hispanophone pour améliorer mon niveau de langue. Finalement, pour répondre aux exigences de la maquette INSA je suis partie à l’université polytechnique de Valence en Espagne.

Quelle a été ta plus grande surprise à l’étranger ?

La plus grande surprise a été le rythme de vie des Espagnols en général, complètement décalé par rapport à nous et beaucoup moins stressant. La manière dont sont répartis les enseignements est différente : moins d'heures de cours mais plus de travail personnel. J’ai beaucoup apprécié car on a le choix de son organisation. Cela m’a permis de dégager mes week-end pour voyager.  

Cet échange a-t-il changé ta vision de ton avenir professionnel ?

Honnêtement non. 

Un conseil pour les futurs étudiants en attente de départ (une fois que la situation se sera améliorée) ? 

Même si vous avez des difficultés avant de partir (covid ou autre), vous verrez que quand on y est ça passe super vite et c’est vraiment une expérience de dingue où on rencontre plein de personnes différentes !

Portrait de Audrey Weisseldinger

 Mobilité internationale au Canada

Peux-tu présenter ton parcours ?

Je fais partie de la promotion 2020 de MRI (fraîchement diplômée donc) et je suis partie à l’UQAM à Montréal lors de mon S7 (donc de septembre à décembre 2019) en Sciences Naturelles Appliquées à l’Environnement. J’avais spécifiquement choisi cette destination pour les forts enjeux environnementaux car j’envisage d’y partir sur plusieurs années.

Quelle a été ta plus grande surprise à l’étranger ?

A Montréal, les relations enseignants/étudiants sont davantage dans la transmission, l’échange, jusque dans les modalités d’examen (un contrat est signé entre les élèves et l’enseignant). Au niveau de la vie quotidienne, on se rapproche du modèle américain et les prix sont donnés hors taxe, hors pourboires (obligatoires là-bas !) donc ça nécessite une petite gymnastique de l’esprit à chaque passage en caisse.

Cet échange a-t-il changé ta vision de ton avenir professionnel ?

Cet échange a confirmé mon envie de trouver un poste sur le territoire canadien, que ce soit francophone ou anglophone.

Un conseil pour les futurs étudiants en attente de départ (une fois que la situation se sera améliorée) ?

Il faut prendre le temps de bien tout préparer au niveau administratif avant de partir, revérifier les signatures (pas de tampon sur le papier de la RAMQ (assurance maladie) par l’INSA ). Les services canadiens m’ont refusé le dossier une fois sur place ! La feuille était signée mais pas tamponnée, et j’ai donc dû courir faire rectifier ça pour être assurée. Donc bien vérifier tous les papiers avant. Un peu d’organisation et le tour est joué !

Portrait de Pierre Leurette

 Mobilité internationale en Allemagne

Peux-tu présenter ton parcours ?

J’ai réalisé mon semestre d’échange à l’Université Leuphana de Lünebourg. C’est une petite ville universitaire à 30 min en train de Hambourg, dans le Nord de l’Allemagne.
Grâce à un partenariat entre le département MRIE et la faculté de sciences environnementales de Lünebourg, j’ai pu partir de septembre 2019 à février 2020 et profiter de cours, de conférences ou encore de projets en lien avec le développement durable. C’était lors de ma 5A car, en MRIE, la 4A est consacrée à un projet sur toute l’année puis à un stage de spécialité.
J’ai choisi cette destination car j’ai eu l’occasion de visiter l’Allemagne lors de précédents échanges mais aussi parce que je me débrouillais bien en allemand. Je souhaitais y retourner avant la fin de mes études afin d’améliorer mon niveau en langues, vivre l’expérience Erasmus mais aussi découvrir des initiatives intéressantes en lien avec les enjeux du développement durable.

Quelles ont été pour toi les surprises de cette expérience internationale ? 

Il y en a eu beaucoup!  L’organisation de la vie étudiante y est différente : les cours commencent en octobre (j’ai passé le mois de septembre avec des étudiants étrangers pour des cours d’allemands sur un campus presque vide), les colocations peuvent atteindre 10 personnes, tout le monde roule à vélo (même sous la pluie et le vent) et il y a beaucoup d’étudiants étrangers (j’ai vécu avec 2 Américaines, 2 Japonaises, une Sud-Coréenne et un Italien).
Les allemands ont un très bon niveau d’anglais et on peut facilement progresser car ils n’hésitent pas à délaisser leur langue maternelle.
Au quotidien on découvre une société paradoxale : très en avance sur la protection de la nature (pistes cyclables, consignes des bouteilles en verre, trois poubelles par foyer pour le tri, …) mais en décalage sur d’autres aspects (distributeurs automatiques et publicités pour des cigarettes, énormément de vieux diesels, …) 

Quelle spécificité (habitude/méthode d'enseignement/communication) de ton pays et école d'accueil as-tu découverte/apprise et penses-tu conserver au long terme ?

C’est un peu caricatural mais j’ai beaucoup appris sur la rigueur et la ponctualité au cours de ces 6 mois. Les allemands y tiennent beaucoup.
Par rapport à l’INSA, il ne s’agit plus de préparer les examens avec les annales des années précédentes. Le travail y est assez autonome : la plupart des travaux sont des présentations, des rapports ou des projets. 
Il n’est pas obligatoire, ni nécessaire, d’assister à l’ensemble des cours mais il faut plus étudier chaque semaine de son côté. J’ai aimé cette approche car c’est assez responsabilisant et cela permet de savoir où avoir l’information.
J’ai aussi participé à un projet sans chef, ni rôles attitrés : c’était assez déroutant mais le travail était équitablement réparti, il n’y avait pas de retards et l’ensemble se basait sur la confiance et non une hiérarchie. Cette organisation n’est pas possible pour tous les types de projet mais c’est une approche potentiellement intéressante.  

Un conseil pour les futurs étudiants en attente de départ (une fois que la situation se sera améliorée)?

En choisissant votre destination, demandez-vous ce que vous comptez y faire. A titre d’exemple, j’étais le seul de ma promo à avoir choisi Lünebourg et je suis principalement resté avec des Allemands car je voulais m’imprégner de la culture et du mode de vie local (Sans mentir, ça permet aussi de faire pas mal de soirées !). Au-delà de ça, je recommande avant tout de sortir de sa zone de confort, d’aller vers les autres et de ne pas reproduire la routine ou les schémas de la France.  
 

Portrait de Fanny HERRADA

 Mobilité internationale en Allemagne

Je m’appelle Fanny HERRADA, je suis âgée de 20 ans et suis de nationalité française.
J’étudie à l’INSA Rouen Normandie depuis 4 ans maintenant et suis étudiante en 4e année en Énergétique et Propulsion.
L’année dernière (année 2019-2020), je suis partie un an en Allemagne dans le cadre de mon diplôme conjoint franco-allemand en partenariat avec l’Université Technique de Kaiserslautern
( Technische Universität Kaiserslautern). En effet, l’INSA et le département EP proposent aux élèves étudiant l’allemand et ayant un bon niveau de partir un an en 3ème année afin d’étudier les sciences de l’autre côté de la frontière. C’est une opportunité énorme car elle conduit, à la fin du cycle ingénieur à l’obtention de deux diplômes: le diplôme d’ingénieur de l ‘INSA en Énergétique et Propulsion mais également un diplôme en « Energietechnik und Kraftmaschinen » de l’université de Kaiserslautern
Cette année à l’étranger m’a beaucoup apporté dans de multiples domaines.
Tout d’abord, j’ai eu l’occasion de rencontrer des étudiants de nationalités variées et d’étudier avec eux, ce qui m’a permis d’acquérir une grande expérience concernant l’interculturalité dans nos études.
Cela m’a également permis de me rendre compte de la chance que j’avais d’avoir accès à des enseignements aussi précis et ce à moindre coût.
Ensuite, j’ai découvert le système allemand, assez différent du système français, ainsi que leur approche des sciences et de l’enseignement, plus en particulier dans mes domaines que sont l’énergétique et la propulsion.
L’Allemagne est un pays comptant beaucoup d’entreprises dans ce domaine, ce qui est toujours un avantage dans nos études.
Avec cette année à l’étranger, j’ai beaucoup appris . En Allemagne, les élèves sont encore plus autonomes au niveau des cours et des devoirs, à savoir que presque aucun vérification n’est faite par les maîtres de conférences que ce soit au niveau du travail personnel ou de la présence en cours.
Ainsi, chaque étudiant est responsable de lui même et de sa réussite.
De plus, l’arrivée et l’installation dans un pays étranger, même un pays frontalier à la France est l’occasion de mieux connaître et comprendre les us et coutumes de ce pays, dans une langue qui n’est pas notre langue maternelle.
Aujourd’hui , je rapporte d’Allemagne une plus grande connaissance de la culture germanophone, une plus grande ouverture d’esprit et beaucoup de connaissances à l’international.
Cette année fût riche en expériences , en échecs quelquefois mais surtout en excellents moments.
Un de mes meilleurs souvenirs est une journée où nous avons pu accéder aux toits de l’université, avec une magnifique vue sur la ville de Kaiserslautern. Sur cette photo, il y a 5 nationalités différentes avec des personnes aussi inspirantes que différentes, qui m’ont toutes beaucoup appris durant cette belle année.

Portrait de Pierrick Vielfaure

 Mobilité internationale au Viêtnam

Peux-tu présenter ton parcours ?

Je suis dans le département génie mathématique en cinquième année. Je suis parti au Vietnam au semestre 8 pendant la période covid.

Quelle a été ta plus grande surprise à l’étranger ?

J’ai été frappé par l’accueil des vietnamiens, leur bienveillance et leur sens de l’humour.  

 Cet échange a-t-il changé ta vision de ton avenir professionnel ?

Bien entendu, il m’a apporté une plus grande ouverture sur le monde, un meilleur niveau en langue et une plus grande aisance à l’oral de manière générale. Il m’a donné également l’envie de vouloir travailler à l’étranger pour agrandir mon horizon professionnel. 

Un conseil pour les futurs étudiants en attente de départ (une fois que la situation se sera améliorée)?

Une mobilité à l’étranger est une expérience riche, qui vous fait grandir en maturité et complète votre formation d’ingénieur. C’est une ligne nécessaire sur votre CV qui prouve que vous avez cette capacité à travailler dans un environnement et avec une langue différente.